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Évolution du rugby, commotion, formation : après les questions, quelles solutions ?

Passé l'émotion, quelles solutions pourraient être trouvées pour résoudre les problèmes liés à l'évolution du rugby ?

Clément Suman 10/01/2018 à 16h00
Le débat est ouvert sur l'évolution du rugby.
Le débat est ouvert sur l'évolution du rugby.

Le problème : L’évolution du rugby

D’un sport qui faisait la part belle à l’évitement, le rugby a évolué vers une discipline où le contact est devenu omniprésent, sans qu’une certaine notion d’équilibre soit installée entre les deux formes de jeu. Soyons clairs : le contact a toujours été présent, et le combat doit continuer d’exister sur un terrain. Mais l’essence du rugby n’est-il pas d’éviter l’adversaire par la passe, la vitesse, les crochets et d’utiliser la force lorsqu’on n’y arrive pas ?

En 2018, les nouvelles générations - qui n’ont connu que le rugby pro - ont été formés à ce rugby fait de contacts. La cause de cette évolution ? La formation et la détection, qui vont de paire. Combien de joueurs ont été sélectionnés dans les équipes départementales / régionales ou “recrutés” sur leur physique plutôt que sur leur talent ? Les clubs qui recrutent de se dire : “ils ont le gabarit, maintenant on bosse la technique.” Sauf qu’à quinze ans, il est trop tard ! Et les joueurs qui traversaient seuls le terrain à l’école de rugby ne font plus autant la différence, une fois opposés à des adversaires de mêmes dimensions physiques. À l’image du football qui a longtemps privilégié les joueurs physiques à ceux de petite taille, plus techniques, le rugby subit une politique menée chez les jeunes depuis le milieu des années 2000. Qui a ses conséquences, tant sur le niveau de jeu, que sur la santé des joueurs.

La solution :

Et si on changeait le mode de fonctionnement de la formation ? Le débat sur les catégories de poids chez les jeunes - comme c’est le cas en Nouvelle-Zélande - a été relancé. Pour ne pas être aussi extrême, pourquoi ne pas… supprimer les contacts dans les matchs des jeunes, jusqu’en U15 ? 

Si on inculque aux enfants les notions d’évitement, tout en leur interdisant d’aller au contact, le réflexe restera à vie. Jouer au Touch, ne plus passer par le sol, faire de la vitesse et de la passe une force pour passer la ligne de défense… La différence se fait là. Lorsque l’enfant grandit et se développe physiquement, il peut ensuite passer au renforcement musculaire et à un jeu où les plaquages et les percussions - plus faciles à apprendre - seraient présents, le reste étant déjà assimilé. Cette révolution mettrait du temps à donner des résultats, mais elle aurait le mérite de faire avancer les choses. Plus de technique dans le jeu, c’est moins d’affrontement direct.

L’Île-de-France propose quelques innovations intéressantes, pour le moment limitée à ce comité.

Développement du niveau scolaire, nouvelles règles pour l'école de rugby : la politique innovante de l'Île-de-France


Le problème : L’âge des joueurs en cause ?

Dans un communiqué, le syndicat Provale a pointé du doigt la titularisation de Samuel Ezeala sur la pelouse de la U Arena. “L'intensité, le rythme et la fréquence des matches peuvent poser la question de la présence sur le pré d'un jeune joueur de dix-huit ans dont le morphotype ne correspond pas à ceux des athlètes ''hors norme'' évoluant en Championnat.” Alors, trop jeune, Samuel Ezeala ? Même le journal L’Equipe s’est posé la question. Pourtant, Franck Azéma a mis les choses au clair : l’âge du joueur (18 ans) n’est pas un problème.

ASM : Franck Azéma met les choses au clair après le communiqué de Provale sur le cas EzealaLa solution :

L’âge des joueurs n’est pas vraiment un problème. Mis en cause par le communiqué de Provale, Azéma explique : “Il n’a pas joué parce qu’il est jeune mais parce qu’il est bon et sa très bonne première période le prouve comme je suis certain que l’avenir le montrera. [...] Sam a des mensurations et aussi des performances physiques et musculaires au dessus de nombreux joueurs chevronnés de mon effectif.” Voilà qui est dit. Dans un tweet, Frédéric Michalak est allé dans le sens du manager auvergnat, ouvrant un autre débat : celui de la technique de plaquage.


Le problème : La technique de plaquage

L’ancien ouvreur international le dit : le mauvais placement des appuis et la mauvaise épaule engagée nous expose souvent aux commotions.Le cas de Samuel Ezeala en est l’exemple, puisque le jeune Espagnol plaque mal Virimi Vakatawa. Surtout, il évalue mal la course du Fidjien d’origine : pris à contre-pied, il ne peut pousser sur ses jambes au moment d’engager l’épaule. Rajoutez à ça la tête placée du mauvais côté et la vitesse à laquelle court le Racingman lorsqu’il percute le Clermontois déjà sur les talons, et vous comprendrez la conséquence du choc.

La solution :

Comme le dit Frédéric Michalak, le plaquage et la technique de plaquage doivent être assimilés à l’école de rugby, là où commencent la majorité des futurs professionnels… ou joueurs amateurs, ne les oublions pas. C’est donc aux éducateurs d’avoir les armes (et les moyens !) pour donner les clés aux apprentis rugbymen. Gardons aussi à l’esprit qu’un accident est possible - comme c’est le cas lorsque Ezeala se fait prendre à contre-pied et n’a pas le temps d’ajuster son plaquage.


Le problème : le calendrier surchargé et le manque de repos

Au-delà du problème des commotions, c’est le temps passé par les joueurs à l’infirmerie qui interpelle. L’effectif décimé de l’ASM en est le symbole mais ce week-end, Benoit Paillaugue (MHR) et Yann Lesgourgues (UBB) ont rejoint le rang des blessés de longue date. Quand ce n’est pas l’épaule, c’est la cheville, quand ce n’est pas la cheville, c’est le genou… Dans son communiqué, Azéma en appelait à “la prise de décisions sur des choses qui peuvent avoir un impact sur le court terme”, citant “le format des compétitions” et “les plages de récupérations obligatoires”. Le calendrier, un long serpent de mer du rugby français… Mis en cause depuis de longues années, il n’évolue pourtant pas.

Or, on ne joue pas au rugby comme au football, et les corps subissent ce rythme trop élevé. Si un joueur dispute trente matchs à haute intensité dans la saison - sans oublier les entraînements - il sera plus exposé que s’il ne joue qu’à quinze reprises et profite de plages de repos et de préparations importantes entre chaque rencontre. L’état de fatigue des joueurs joue aussi sur le nombre de commotions, et le manque de lucidité de certains au moment de (mal) plaquer.

La solution :

Faire évoluer la formule du Top 14 ? Avoir moins d’équipes, donc moins de matchs ? Supprimer les matchs retours ? Créer une ligue fermée pour que l’enjeu ne tue pas l’enjeu ? Il existe de nombreuses pistes pour aménager le calendrier des professionnels. Malheureusement, les enjeux économiques ont le dessus sur les envies de révolution, qui existent depuis de nombreuses années. Révolution qui permettrait aux joueurs de se préparer idéalement. Et de se reposer, surtout.


Le problème : les joueurs pas assez protégés ?

Casque, protège-dent, épaulettes… Le rugbyman ne possèdent - a priori - pas l’équipement pour prévenir les chocs à la tête subis tous les week-ends. Neurochirugien au CHU de Clermont-Ferrand, Jean Chazal expliquait via France Info que les conséquences de ces chocs sur le cerveau ne peuvent pas être connues dès aujourd’hui. Auront-elles un impact dans 20 ou 30 ans ? “A priori, l'imagerie [d’Ezeala, ndlr] est normale, mais il peut y avoir des microlésions. Et ces microlésions à très long terme peuvent entraîner des maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson, des maladies dites dégénératives.” Des maladies qui touchent les boxeurs ou les joueurs de la NFL, soumis eux aussi à de violents coups à la tête/

La solution :

Posséder de nombreuses protections n’est pas une assurance pour éviter les blessures. La preuve avec les joueurs de NFL, dont les protections dépassent largement celles des rugbymen. Il faut donc sans doute chercher ailleurs pour éviter de mettre en danger la santé des joueurs.


Le problème : l’aménagement autour de la règle et l’arbitrage

Faut-il légiférer sur les percussions coudes en avant, devenues spécialité de beaucoup de joueurs ? Et si oui, comment ? Le problème de ces percussions, c’est qu’elles mettent en danger le défenseur qui peut se retrouver incriminé dans le même temps ! Si l’attaquant ne se baisse pas au contact et t'impacte avec le coude, le défenseur qui se baisse risque de se faire percuter et de se blesser. Donc le défenseur reste debout pour éviter le coude… mais risque cette fois-ci d’être sanctionné pour un plaquage haut.  

Ici, Arthur Retière se baisse pour plaquer Viliamu Afatia... et en subit les conséquences.

VIDEO. Top 14 : la charge de Viliamu Afatia sur Arthur Retière méritait-elle un carton jaune ?La solution :

La solution de l’arbitrage a déjà été trouvée avec les consignes de World Rugby. Les cartons rouges - devenus systématiques en cas de choc à la tête - sont de plus en plus nombreux, à l’image de ceux reçus par Puech et Vaipulu ce week-end. On pense également à celui donné en finale du Top 14 à Maxime Machenaud pour un plaquage dangereux sur Matt Giteau, retombé sur la tête. Que pourraient faire de plus les arbitres ?


Et vous, qu'en pensez-vous ? N'hésitez pas à en débattre dans les commentaires !

spir
spir
Une remarque générale à ce sujet, pour aborder un peu le fond du problème et penser plus globalement en sortant de nos oeillères rugbystiques : Quel animal est fait, est physiquement constitué pour encaisser des chocs violents à répétition durant 10 ou 20 ans ? Qu'en est-il de l'humain ? Remarque accessoire 1 : on doute déjà que l'humain soit naturellement chasseur (outre les questions physiologiques et métaboliques), sans armes, tant on est sous-doués \[\*\] ; alors être capables d'encaisser des milliers de tampons brutaux... pourquoi ? Remarque accessoire 2 : Quand les petits (humains et autres animaux) jouent à se poursuivre ou à lutter, y a jamais de chocs, même pas violents, si ? \[\*\] Si vous avez déjà essayé de choper juste une poule sur un terrain ouvert, vous comprenez de quoi je parle, lol ! ;)
Pecharo
Pecharo
Le synthétique n'aide pas il accélère les courses et donc l'énergie au moment des impacts. Et les articulations mangent (Raka et Penaud blessés sur la même action contre les Saracens...) Il faudrait faire un ratio blessé(type de terrain) et un autre commotion(type de terrain). On verra comment s'en sort le Racing avec son nouveau synthétique. C'est beau pour le jeu, on aime tous ça mais je pense que c'est accidentogène. Diminuer le nombre de remplacement, changera peut être le morphotype des joueurs qui seront obligés de jouer 80 minutes (à part pour la première ligne bien sur :) ) genre 3 1er ligne 1 autre avant 1 3/4 max. Elargir le terrain de 5 mètres (ou enlever un joueur) ça libererai des espaces et permettrai d'être dans l'évitement et puis peut être le raccourcir de 10 mètres pour être plus rapidement près des lignes d'enbuts et donc assurer le spectacle. J'aime voir du Rugby tous les WE mais je pense que ce soit pour le XV ou pour la santé des joueurs que ça ne peut pas être bon... On supprime les retours et au lieu de jouer 7 match par WE on en joue 3 ou 4 si on veut garder la même longeur de championnat. Les $ de Canal doivent pouvoir couvrir largement les pertes en billeteries, je suis prêt a faire une croix sur le multi.
Cathare31
Cathare31
Débat fort intéressant ! A mon humble avis, le tampon que met Vakatawa n'est pas fait pour dézinguer son adversaire. Comme l'ont précisé plusieurs intervenants Ezeala ne s'est pas fait prendre par les crochets et la "navigation" de Vaka dans la ligne. Il s'est retrouvé sur ses appuis juste en face et n'a pas eu le temps de changer de position (tête du mauvais côté et mauvaise épaule). Après, on pourra toujours disserter sur les gabarits des rugbymen d'aujourd'hui, on fera pas avancer le débat. Le jeune Ezeala n'est quand même pas un "nain de jardin" et ses mensurations sont plus que respectables. Maintenant s'il faut ré inventer des régles (évitement plutot qu'affrontement) cela va prendre du temps, ce qui est la denrée qui manque le plus dans notre scoiété actuelle. Les commotions sont devenues une problématique importante. Il semblerait que les différentes parties concernées (joueurs, médecins, clubs, fédé, LNR) soient conscientes de la situation mais le chantier est vaste... La multiplication des rencontres (TOP 14 + Coupes d'Europe + matchs internationaux). Cette fréquence ne permet pas de vraiment travailler et beaucoup d'entraineurs reconnaissent que les phase de récupération occupent de plus en plus de temps au détriment de l'approfondissement de la technique individuelle et collective. D'autre part, les gestes de bases DOIVENT être appris à l'école de rugby. Le plaquage est un élément important, qui au départ est toujours preçu avec appréhension par les enfants (et les parents). Par contre, si l'apprentissage de ce geste important est correctement effectué, non seulement l'appréhension s'en va rapidement mais le plaquage devient aussi un geste naturel et agréable à pratiquer tout comme un 2 contre 1 bien négocié ou un cad deb, ou une feinte de passe. Il y a autant de plaisir à réaliser un bon geste défensif qu'un gest offensif car en plus c'est souvent d'un geste défensif réussi que les ballons de contre attaque viennent. Ca va pas être facile à réformer tout ça !
Team Viscères
Team Viscères
Je crois avoir trouvé la solution pour limiter le nombre de commotions : interdire les commotions. À chaque commotion on met un carton rouge au mec KO (Pour ceux qui sont inconscients on peut fixer le carton à la civière, ils le verront en reprenant conscience). Alors oui je vois déjà les protestations, mais au bout de quelques semaines et quelques cartons les joueurs s'y feront.
figolu47
figolu47
Perso, j'ai plus l'impression que Vakatawa est surpris sans volonté de démonter son adversaire. Se regrouper pour ne pas subir un placage, ça me parait plutôt logique.... Ce genre d'accident arrive malheureusement, est toujours arrivé, et arrivera toujours. Le problème se pose sur des joueurs comme Tuisova (et d'autres, et je n'ai rien contre lui, je ne l'accuse de rien, et je ne fait pas parti d'un complot anti-rct ou pro-sua, même si j'aimerai bien qu'un complot pro-sua existe...oh wait ?) qui cherchent plus le contact. Pourquoi, dès lors, ne pas obligé le raffut ? En plus, cela servirait de point d'appuis pour contourner l'adversaire.
ced
ced
une solution ? interdire le dopage
Adishatz13
Adishatz13
On parle de formation mais Vakatawa est fidjien et Azeala est espagnol donc déjà ce n'est pas la peine de parler de formation de jeunes alors que c'est des étrangers...Par contre, on peut parler de niveau du Top14, ou même des français, tellement bon, qu'on prend des étrangers, du nombre matchs qui ne permet pas de s'entrainer correctement pour être meilleur, de peaufiner certains défauts! Du nombre de doublons qui font dire aux clubs pourquoi je prendrais un français ou je le fais jouer, il est jamais là s'il est bon!
ID73160
ID73160
Hors du cas, Ezeala / Vakatawa , il y a peut être aussi la possibilité de revenir à moins de remplacements dans le match. Aujourd'hui les effectifs riches, ne sont pas gênés par les protocoles commotions, le remplaçant est aussi tonique et souvent doué que le titulaire. Obliger une première ligne complète, voire autoriser à ce poste spécifique des rotations de coaching (l'EdF l'avait fait avec Atonio sur un pseudo protocole contre le PdG).? Mais pour le reste, réduire la feuille de match, changerait la préparation physique et probablement le jeu. Faudra s'économiser et faire du fond, plus que de la puissance. ça obligerait aussi à avoir des joueurs plus polyvalents, avec un plus gros bagage technique pour jouer à plusieurs postes. A étudier, à mon avis
Phoque38
Phoque38
Il a aussi un problème de média tant que les commentateurs seront heureux des arrêts buffet ´ des il n’a pas la lumière à tous les étages etj’en passe le rugby dans. Les années à venir perdra beaucoup d’adeptes
LaGuiguille
LaGuiguille
ou peut etre interdire au porteur du ballon d'aller rentrer directement de front dans un defenseur (ce qui -fut un temps- semblait logique dans la mesure ou il serait stoppé de fait, sauf a vouloir faire exploser le-dit defenseur ce que l'on veut justement eviter) avoir un contact n'est pas interdit mais que cela se fasse sur un des "cotés" du defenseur (pas en plein centre de gravité), ce qui serait encore valable pour passer en force (si le placage est pas bon) ou passer le ballon apres contact
peterpan
peterpan
on en pense ce qu'on veut, mais c'est le surf club de bidart qui se réjouit. 9 protocoles commotion pour 7 matches le we dernier. il n'y aurait pas comme un problème?
coupdecasque
coupdecasque
A chaque fois je ressort l'idée, celle selon laquelle il faudrait n'autoriser que les plaquages en dessous du nombril ce qui favoriserait (peut être) les bons réflexes et permettrait (peut être) un jeu de mouvement et d'évitement (les joueurs devant faire plus d'offload et être plus au soutient).
Vinz
Vinz
L'attitude de Vakatawa sur l'impact me pose problème. Il n'y va pas coude en avant ? Soit. Mais il fait un ensemble de gestes lourds de conséquences. 1. Il oriente sa course en travers (pas pour gagner du terrain donc), pour trouver le point faible du défenseur. Ce faisant, le défenseur se retrouve la tête du mauvais côté. 2. Il réunit ses bras autour du ballon sur son torse pour multiplier la puissance de l'impact, avec un effet ressort. 3. Il balance la purée... Si dans la règle, ça passe, dans l'esprit ça devrait être sanctionné. Faut protéger les joueurs. Et les spectateurs, qui n'ont plus envie d'emmener leurs enfants voir une telle boucherie !
LeBolero
LeBolero
C'est en lisant votre conclusion qu'on comprend que les mentalités ne sont pas prêtes d'évoluer. Bâcler l'explication sur la première raison des KO, à savoir les charges dangereuses coudes en avant, puis dire de façon cynique : "mais que peuvent faire de plus les arbitres ?" en dit long sur le virage qu'a pris notre sport pour plaire aux spectateurs : le rentre-dedans et la violence des impacts.
darki
darki
Ce qui est marrant c'est que la NFL s'inspire des techniques de plaquage du rugby pour éviter les commotion (à titre d'exemple la totalité des coach de collèges et lycée ont reçu une formation sur la défense en rugby.) Et surtout: ça fonctionne, tous les clubs appliquant ces nouvelles méthodes ont pu diviser le nombre de commotions reçues par 2 et la durée d'indisponibilité moyenne suite à un plaquage à été divisé par 3...
Tekaha
Tekaha
L'idée d'interdire les plaquages, donc les zones dites de combat, de conquêtes (sauf touche), me paraît trop extrême, il s'agit là d'un bloc entier du rugby. Le système des catégories de poids en jeunes sont par contre très intéressants, le physique ne faisant pas la différence, la technique individuelle, de toute sorte (passe, crochet, vista, plaquage, percussion), est nécessaire pour mettre son équipe dans l'avancée. Ce qui donne des matches engagés, mais fluides et où la vitesse reste l'arme majeure, j'imagine. Cette idée me plaît.
MARCFANXV
MARCFANXV
Beaucoup (trop ?) de choses en vrac qui peuvent être intéressantes prises séparément (Ensemble + difficile à mettre en oeuvre, tant certaines sont antinomiques)..... Mais la vraie question est : " Que souhaite voir celui qui paye ???"...... Et puis les débats "sur l'coup de l'émotion" tel qu'intitulé, ne me disent rien qui vaille ! Ca s'transforme en fourre-tout d'idées tantôt venues d'ailleurs, tantôt recyclées, rarement novatrice et/ou en prise avec la réalité terrain....(Cf Le Grd-débat sur la formation post CDM 2015 ! Y'en a eu des voeux, des commissions, des audit et cie...Pour a la fin faire pschiiiitt).... Mon Grand-Père disait quand on parle de tout, on parle de rien....
Dormeur 15
Dormeur 15
Si on veut éviter le jeu de rentre-dedans, il faudrait revenir à des règles qui favorisent la défense une fois le joueur plaqué .Cela inciterait l'équipe attaquante à trouver des solutions (évitement, passe, jeu au pied).
Yionel ma star
Yionel ma star
D'apres ce que j'ai pu lire c'est la faute: -de vakatawa qui fait une percussion -du top 14 -d'azema qui fait jouer un joueur pas pret -d'ezeala qui plaque mal -du racing qui fait jouer des pros alors qu'il y a plein d'espoirs a clermont -de la pelouse synthetique
Fenrir
Fenrir
Perso je pense que les protections sont pas loin d'être la pire chose à faire : - La protection contre les commotions est toute relative voire nulle : si on prend le cas d'un casque de moto qui est pas loin d'être le summum des équipement de protection individuelle, il protège des chocs extérieurs, mais pas forcément des commotions... pour ça suffit que "la gelée tape le bocal"... CaD si sur un choc violent, le cerveau vient taper sur la boîte crânienne - En revanche ça risque d'inciter tout le monde à y aller encore plus fort sur les contacts pour passer malgré les protections et à cause d'un faux sentiment de sécurité
Jauzionot
Jauzionot
C'est très intéressant, et je pense effectivement que le rugby est aujourd’hui est à un tournant, qu'il va falloir trouver de toute façon des solutions. Malheureusement, il n'y aura jamais de solution simple. Personnellement, mon fils joue au rugby ( bon au Pérou c'est plutôt tranquille) et je me pose normalement de questions sur son avenir dans ce sport. L’idée d'un limitation du plaquage au dessus du corps me semble une bonne solution, et surtout du coup interdire les charges offensives baissés avec bras en avant. J'ai l'impression que c'est la phase autorisé ( car le geste de Vakatawa est tout à fait légal on ne peut rien le reprocher) qui est aujourd’hui la plus dangereuse ( exemple Bastaraud sur Botia l’année dernière par exemple). Eviter un maximum de contacts avec les 14-15 ans aussi, même si justement, pour pouvoir apprendre à bien plaquer, il faut bien introduire le contact à un moment. Peut être le faire petit à petit, sur de courtes séances et privilégier le touché la plupart du temps. Enfin changer le calendrier du top 14 c'est une évidence, tous ici l'ont déjà mentionné, et ont proposé des solutions intéressantes.
remy63
remy63
Des solutions, il y en existe des dizaines clairement identifiées depuis longtemps : - On limite le nombre de remplacements - On abaisse la zone de placage en dessous du sternum - On interdit les raffuts avec le coude ou l'avant bras (en soit c'est déjà illicite hein !) - On interdit les déblayages en planche : le participant du ruck doit se lier avec les deux bras avant d'engager l'épaule - On interdit les plongeons avec les pieds dans l'en-but Si ce n'est pas respecté, c'est carton jaune ou rouge selon la zone visée. Selon un éminent neuro-chirurgien qui officie depuis 10 ans à la tête de la cellule médicale de l'ASM, Ezeala était à deux doigts de mourir... Va-t-il falloir qu'il y ait un mort ? Vu le silence total des instances et la stupidité de Provale, je crains que la réponse soit "Oui". Sport corrompu.
BramaÏre
BramaÏre
La solution ? arreter le rugby à 23, tout simplement. Revenir à 2 remplacements et bizarrement des espaces se créeront.......vers la 60 eme minute.... Aujourd'hui tes gros sont programmés pour tenir une mi temps, tout comme les mecs d'en face..... d'où des lancements de jeu stéréotypés visibles à 15 kms ..... Si seulement la mentalité changeait..... le ballon va plus vite que les joueurs, encore faut il vouloir déplacer le jeu et ne pas se cantonner à des séries de grands rentre-dedans. Le passage par le sol doit être un accident de jeu et non pas une volonté délibérée...........
Maheu
Maheu
Déjà pour tout ce qui est commotion cérébrale, je pense qu'il faut revoir certaines règles 1. Sur le Plaquage : Rabaisser la hauteur du plaquage, interdire les plaquages au dessus du sternum 2. Pour ceux qui souhaitent casser un plaquage : Interdire de mettre les avants bras et coudes au niveau de la tête du plaqueur (ou au dessus du sternum). Il existe une solution pour cela qui est le raffut (Pomme de la main ouverte, Bras tendu). Il faut protéger au maximum la zone de la tête au maximum. Pour ce qui est de la santé des joueurs : Il faut diminuer le nombre de matchs, c'est une évidence, pourquoi avec un TOP 21 avec uniquement la phase allée (20 matchs : 10 à la maison, 10 à l'exterieur) et 1/2 puis Finale ? => 22 matchs contre 29 actuellement, soit près de 2 mois.
Vintom
Vintom
A partir de la phrase qui décrit l'évitement comme étant l'essence du rugby, j'ai arrêté de lire...on commence par avoir tout faux dès le début, donc on ne pourra proposer que de mauvaises "solutions"...
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