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La préparation au Super Rugby avec les Sharks, un enfer selon Clément Poitrenaud

Clément Poitrenaud revient sur la solide préparation qu'il a vécue avec les Sharks avant le début de la saison de Super Rugby.

22/04/2017 à 16h30
Clément Poitrenaud a vécu des semaines difficiles en Afrique du Sud.
Clément Poitrenaud a vécu des semaines difficiles en Afrique du Sud.

VIDEO. Super Rugby - Clément Poitrenaud fait la différence face aux Waratahs avec une superbe passe sur un pasÀ 34 ans et après 16 années au Stade Toulousain, Clément Poitrenaud a fait le pari de quitter la France pour l'Afrique du Sud et le Super Rugby. Alors qu'il avait annoncé la fin de sa carrière, l'ancien arrière international a choisi de se remettre en danger au sein d'une nouvelle équipe, les Sharks, sans garantie aucune de jouer. "C'était un pari osé, loin d'être gagné au vu de la préparation à surmonter, de la concurrence. Mais c'est une expérience 100 % positive", raconte l'ancien Toulousain dans L'Équipe. Et ce, même s'il est au repos depuis un mois en raison d'un problème au psoas après avoir joué quatre matchs, dont trois en tant que titulaire.VIDEO. Super Rugby : le Canal Rugby Club a suivi les premiers pas de Clément Poitrenaud aux SharksLe comble, c'est qu'il avait "survécu" à la préparation sud-africaine longue de 11 semaines ! "C'était un enfer". Poitrenaud, qui a vécu deux "copieuses" préparations de Coupe du monde en 2007 et 2011, estime que pour un club, "c'était colossal", avec notamment des semaines marquées par 30 kilomètres de course à haute intensité sur 4 jours. Contrairement aux idées reçues, la musculation ne tient pas une place prépondérante contrairement au jeu avec et sans ballon. "Contre les Brumbies, j'ai fait 8,5km en soixante-dix minutes ; sur un gros match de Top 14, je faisais 7km en quatre-vingts minutes." Selon lui, n'importe quel joueur de haut niveau peut jouer en Super Rugby et le plan de jeu n'a rien de compliqué, mais "il faut en revanche être prêt à disputer quinze matches de niveau international."Interview - Super Rugby. Des bancs de la fac de Nanterre aux Hurricanes, l’incroyable destin de Raphaël LagardeDe fait, rien n'est laissé au hasard. Poitrenaud a été frappé par le sérieux et le professionnalisme. "Tout est fait à 100 %. On ne se gère pas. Ça commence à l'entraînement : tu dois te gagner ta séance à chaque fois." Si les joueurs sont extrêmement entourés et surveillés, "on n'est pas dans l'assistanat" pour autant. "Il faut se faire sa gamelle" et mériter son contrat avec l'équipe première. Un état d'esprit que l'ancien Toulousain apprécie et qu'il pourrait bien importer en France. Il a signé pour une saison avec les Sharks et ne compte pas faire souffrir son corps plus longtemps. Ce qui l'anime désormais, c'est le désir de transmettre et d'entraîner. À Toulouse ou ailleurs.

ginobigoudi
ginobigoudi
Je me posais la question, en ne le voyant plus dans les highlights du SupeRugby... Le Psoas, alias "muscle de l'âme", ce serait un muscle central, mobilité, articulations, flexibilité, il est en outre relié à la membrane respiratoire... Certains pensent qu'il est également relié à la moelle épinière, donc au cerveau reptilien, et qu'il joue sur les états de stress ou d'anxiété... Rien que ça... Donc, bonne convalescence, Clément...
ginobigoudi
ginobigoudi
Ben voilà, Mola peut retourner à Brive !... On sait que les sudistes pratiquent les entraînements curseurs bloqués, conditions de match à très haut niveau... C'est d'ailleurs comme ça que des joueurs se blessent... Mais les mecs te disent ensuite que le temps de jeu effectif d'un match, c'est queudchi comparé aux séances d'entraînements... À voir le rythme du SupeRugby, on les croit sur parole... Hors compléments alimentaires, hein...
PeioSydney
PeioSydney
Et le pire est que les mecs qui arrivent de la NRL disent que la preparation Super Rugby c'est cadeau par rapport a une pre-saison NRL...
sorgina
sorgina
Normalement il devrait revenir à Toulouse et le choix d'être entraîneur pourquoi pas mais être très bon joueur ne veut pas forcément dire bon entraîneur. Dans un premier temps, s'il peut apporter quelque chose de nouveau et plus efficace au niveau de la préparation et de l'entraînement pourquoi pas? Team Viscères à raison au sujet de l'entraînement si une place est à prendre pourquoi n,e pas lui faire un coup d’essais avec les espoirs? Pour l'équipe pro je pense que les carottes sont cuites pour la saison prochaine, donc à voir plus tard..................
Jak3192
Jak3192
Ce garçon est hors norme Très grand joueur, à son âge il se remet en question dans une des meilleures équipes du monde Il apprend pour revenir et, probablement, semble-t-il, pour transmettre son savoir. Bravo !
Ahma
Ahma
Il paraît qu'il y a un club en France qui a grand besoin d'un entraîneur des lignes arrières , et qui aime bien prendre ses anciens joueurs au sein de son encadrement technique ...
Vae Victis Brennos
Vae Victis Brennos
Cela ne m'étonne guère : le Super Rugby est d'un tel rythme que la préparation est très importante, et notamment celle du muscle qui dirige tout : le coeur. Avec cela une culture anglo-saxon de l'exigence, et ça fait qqch de tout nouveau pour un joueur qui a toujours évolué en France. Un certain nombre de club ferait bien d'écouter ce qu'il dit là.... Mais rien de nouveau : PSA a son époque à Sale le disait déjà : on ne s'entraine pas assez physiquement en France.
bubbly
bubbly
Très intéressant. Ce que les équipes de l'hémisphère sud appellent "physicality", ce n'est pas la densité musculaire et l'inertie d'un corps lourd. C'est plutôt de l'endurance et la capacité à assurer l'effort et envoyer de l'explosivité sur 80 minutes. Une des différences entre les ABs et le reste du monde, c'est justement le fait qu'ils arrivent à garder le même rythme de jeu après les 50 premières minutes. C'est à ce moment-là qu'ils écument leur banc, et en amenant des impact players sur le terrain, il faut bien que le reste de l'équipe soit au soutien. C'est là qu'ils sont forts. Même chose lors du dernier Rugby Championship. Les équipes tenaient tête aux All Blacks sur 50 minutes, puis c'était la débandade. Quand on regarde Hurricanes - Brumbies, la différence ne saurait être plus visible. Lorsque TJ Perenara rentre sur le terrain à la 47ème, les Canes passent à la vitesse supérieure alors que les Brumbies étaient à ce moment-là morts sur pattes. Les deux équipes faisaient alors jeu égal, mais les kiwis leur ont ensuite mis 5 essais. Ca faisait presque pitié. On observe un renouveau des équipes sud-Afs ces temps-ci, marqué par une volonté de retrouver une sorte de running rugby à la kiwi. Les Stormers et les Lions en particulier sont porteurs d'un message fort qui ne peut annoncer que de bonnes choses pour l'avenir des Boks. Que Poitrenaud veuille importer cette philosophie du rugby en France, je trouve ça merveilleux. On oublie en Top 14 que ce n'est pas un rugby défensif qui gagne un match. Accumuler des points en tapant des pénalités, c'est moins facile que d'aller chercher un essai. Alors c'est sûr qu'en coupe d'Europe, contre le Leinster ou les Saracens qui envoient du jeu, le retour à la réalité peut être cruel. C'est aussi un état d'esprit. Quand on compte sur un jeu restrictif pour remporter un match, c'est qu'on n'a pas confiance en ses partenaires pour aller chercher la gagne.
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