Beaucoup de choses ont été écrites depuis la défaite du XV de France en ouverture du Tournoi des 6 Nations face à l'Irlande à Marseille. Surtout vis-à-vis des joueurs. Lesquels ont eu droit à leur lot de critiques, parfois à juste titre, et de comparaisons avec les absents. Il est un aspect de ce match que de nombreux observateurs n'ont pas abordé : l'encadrement tricolore.
On ne parle pas ici du sélectionneur, Fabien Galthié, dont la stratégie et le coaching, ont aussi été passés au crible. Mais du fait que cette équipe de France, bien que composée de joueurs évoluant ensemble depuis quatre ans maintenant, possède désormais de nouveaux entraîneurs. Ce qui peut aussi expliquer que l'équipe de France n'est pas affiché un visage aussi serein qu'à l'accoutumée.
RUGBY. 6 Nations. Affrontement titanesque en Ecosse : la composition du XV de France avec Bielle-BiarreyKarim Ghezal et Laurent Labit ont en effet pris la direction du Stade Français, tandis que Thibault Giroud est parti à l'UBB. Si Nicolas Jeanjean, déjà présent dans le staff, a pris sa succession, Patrick Arlettaz et Laurent Sempéré débarquent de l'extérieur. Comme de nouveaux joueurs appelés, ils doivent, eux aussi, progresser dans leur rôle et apprendre aux côtés des joueurs.
Des internationaux qu'ils ne côtoient finalement que depuis quelques semaines. Contrairement à leurs prédécesseurs, ils n'ont pas eu le loisir de découvrir le groupe pendant la Coupe du monde. On rappellera que Galthié avait été l'adjoint de Jacques Brunel durant la Coupe du monde au Japon. Laurent Labit était arrivé dans les bagages du futur sélectionneur pour s'occuper de la technique individuelle tandis que Thibault Giroud avait pris en main le physique des Tricolores.
RUGBY. 6 Nations. La Bataille de Murrayfield : Enjeux et Stratégies du Choc Ecosse/France selon la presse étrangèreUn temps supplémentaire passé avec les joueurs qui leur a permis de les découvrir et de peaufiner leur approche. Un luxe que n'ont pas eu Patrick Arlettaz et Laurent Sempéré. Ces derniers doivent non seulement développer leur coaching, mais les joueurs ont aussi à faire avec de nouvelles consignes. "Galthié a passé deux semaines avec le nouveau staff. Il existe un nouveau système d'appel en touche sous la direction de Laurent Sempéré. C'est une équipe de France avec de nouveaux entraîneurs qui tentent de s'intégrer et de nouveaux systèmes qui ne sont pas encore installés", a commenté l'ancien international écossais Johnnie Beattie via la BCC.
De là à dire qu'il y a une mauvaise compréhension avec le nouveau staff et que le nouveau dispositif nous poserait problème, je ne pense pas du tout. On n'a pas réussi à mettre notre jeu en place mais je pense que le plan de jeu est bon et l'effectif aussi. (Paul Boudehent via Le Figaro)
Le problème, c'est que les supporters comme les observateurs ont été habitués depuis quatre ans à voir une équipe de France qui produit un rugby gagnant. Mais c'est un nouveau cycle. Et avec lui, vient son lot d'approximation et de tâtonnements. "Il est hors de question de jeter la pierre sur les nouveaux membres du staff parce qu'ils ont vraiment très bien travaillé pour nous proposer un jeu simple et efficace", confiait le Rochelais Paul Boudehent via L'Équipe après le revers à Marseille.
Selon Servat, Laurent Sempéré est un perfectionniste. "Ses habitudes de club sont en train de changer", ajoute-t-il via Le Parisien. Coacher au niveau national et en sélection sont deux choses différentes. Galthié l'avait d'ailleurs souligné en début de mandat. Ne pas avoir les joueurs à disposition toute la semaine change totalement la donne. "On n’a pas beaucoup de temps. Il faut faire simple, aller à l’essentiel, être tout de suite opérationnel", avait ainsi commenté l'ancien coach parisien avant le Tournoi alors qu'il était encore dans la théorie.
RUGBY. Défait mais Pas Vaincu ? Pourquoi le XV de France N'a Pas Dit Son Dernier Mot dans le 6 NationsDésormais, le nouveau staff est dans la pratique. Et il se rend bien compte de l'urgence dans laquelle il se trouve. À Paris, Laurent Sempéré eu plusieurs années pour peaufiner le paquet d'avants et en faire l'un des meilleurs du Top 14, en touche comme en mêlée. On peut penser qu'il saura faire du pack tricolore une référence mondiale d'ici à la Coupe du monde 2027 en Australie. Mais les supporters comme la presse ne sont pas réputés pour être d'une patience à toute épreuve. Les ajustements de la semaine seront-ils suffisants pour retrouver le chemin de la victoire en Ecosse et couper court aux critiques du week-end dernier ?
Et dans le cas de Galthié ce fut un très grand écart
Il n’y a qu’à se rappeler de l’engouement des médias à ses explications et à ses expressions flèche du temps "finisseurs" , "premium», Momentum etc. Et surtout il semblait y avoir une vraie méthode avec des paliers vers le sacre suprême : qu’est-ce que cela tranchait avec pépère
Et les résultats furent au rendez-vous avec aussi une génération de joueurs assez exceptionnelle sans savoir ce qui fut vraiment le facteur déclenchant : n’empêche il fut le grand timonier de cette génération
Et oui Galtoche nous a rendu fiers de cette équipe et a fait naitre un immense espoir pour ce qui allait être l’apothéose de son mandat : cette CDM à domicile
Avec le résultat qu’on a connu
Même si globalement peu le pointe du doigt dans cette défaite en quart, ce fut la première déconvenue dure de son mandat
Et là on a le sentiment qu’il s’est échappé
D’abord en ne faisant pas un retour sur cette cdm ; et il le fit très tard et quasi obligé dans un cadre minimaliste et avec une attitude qui a beaucoup interrogée
Aucune remise en question et une volonté affirmée de nous dire que tout avait été bien fait
Du genre circulez il n’y a rien à voir
Sans allez jusqu’à la formule de Dourthe : il nous prend pour des cons, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est resté sur son piédestal de maitre es data sans la moindre remise en question restant au-dessus de la mêlée
Et ça ça été mal vécu par beaucoup
Ibanez a quitté le navire de façon diplomatique à la demande de Galthié ; sans que l’on mesure encore l’importance de ce qu’il faisait et l’impact de liant qu’il avait dans ce staff
Donc oui pas l’idéal pour entamer une deuxième mandature
Et plouf au premier match avec là aussi une formule qui énerve lancée par son adjoint le plus ancien On ne s’est pas trompés sur la stratégie mais on n’a pas mis en place qu’on voulait faire.
Donc oui on a le sentiment que l’état de grâce est terminé
Et ce n’est peut-être pas de chances pour le staff actuel qui lui aussi a besoin de se roder, donnant le sentiment pour beaucoup d’être un peu en deçà du précèdent et qui effectivement se retrouve sous la pression des résultats, première sous l’ère Galthié
Mais la réalité est que on est reparti sur un cycle de4 ans et qu’au final le premier match n’est pas décisif pour ce long chemin
Mais je pense que Galthié a fait une grosse erreur en ne faisant pas un vrai retour sur cette coupe du monde ; un vrai retour humble et sincère à la mesure de la déception de tous et pas cette conférence de presse expéditive et en service commandé
Cela aurait permis de lancer cette deuxième quête et de remettre quelque part les compteurs à zéro
Et de ne pas l’avoir fait cumule ce démarrage de mandature avec la fin de l’ancien et risque effectivement de rajouter de la pression si notre déplacement en Ecosse devait mal se passer
D’autant qu’une victoire dans ce T6N aurait permis de passer à autre chose et d’oublier le peu de remise en question de Galthié
Mais elle semble s’éloigner tellement on ne voit pas l’Irlande faire un faux-pas du moins sur le papier
Alors oui plus que la pression il commence à y avoir un doute entretenu par son attitude : Est-ce que Galthié est l’homme de la situation ?
Et seuls la manière et les résultats viendront le préserver de ce doute qui commence à infuser
Mais c’est sa faute
A lui d’être moins « jupitérien «