Autorisés à rentrer
Nous ne sommes pas à la fin de cette affaire, mais nous nous en approchons doucement. Après avoir examiné de nouveau le dossier, le parquet de Mendoza a décidé d'autoriser ce mardi 3 septembre Oscar Jegou et Hugo Auradou à revenir en France.
Toutefois, l'enquête se poursuit en Argentine et la demande d'abandon des charges à l'encontre des deux joueurs demandée par leur avocat n'a pas été retenue par le procureur de Mendoza. C'est tout de même un immense soulagement pour les familles et proches des internationaux.
Si l'enquête n'est toujours pas terminée, et que les procédures peine à s'enchaîner, c'est que le dossier final de celle-ci est encore incomplet. Toujours hospitalisée, la plaignante n'a pas pu se soumettre à son expertise psychiatrique, ce qui est une des dernières pièces majeures de l'affaire.
La semaine passée, cette dernière avait tenté de se donner la mort, selon son avocate, maître Natacha Romano. Elle avait écrit une lettre à la main, remettant en cause la liberté conditionnelle des deux joueurs, qui avait été remise au juge en charge de l'affaire : "J'espère qu’ils pourront dormir paisiblement en regardant les visages de leurs femmes, filles et petites-filles. Ils ont ruiné ma vie, manipulé la presse sans pitié avec une condamnation sociale à mon encontre. Merci le ministère public. Merci, ils m’ont tuée de mon vivant."
Pour les avocats de Jegou et d'Auradou, cette démarche n'avait seulement pour but de retarder l'avancée de l'enquête et ces derniers avaient déposé, au bureau du procureur de Mendoza, une requête d’abandon des charges ainsi qu’une demande de rapatriement des deux hommes.
'Une nouvelle avancée vers la vérité''
Dans le début de soirée du mardi 3 septembre, la Fédération Française de Rugby a tenu à s'exprimer suite à cette nouvelle, alors que les deux joueurs avaient pris place au même moment dans un avion en direction de Paris.
La FFR, qui avait aidé les deux joueurs notamment pour leur logement, s'est félicitée de la tournure de l'enquête à travers un communiqué officiel : "La Fédération Française de Rugby accueille avec satisfaction la décision du parquet argentin autorisant le retour en France, auprès de leurs proches et de leurs clubs, de ses deux internationaux Hugo Auradou et Oscar Jegou."
"Comme elle l’a exprimé depuis le premier jour, la Fédération Française de Rugby a souhaité écouter la plaignante, mais aussi rappeler sans cesse la présomption d’innocence des deux joueurs qui ont toujours clamé leur innocence, tout en faisant confiance à la justice argentine."
La décision de ce jour est une nouvelle avancée vers la vérité judiciaire des faits.
La FFR explique qu'elle "continuera d'accompagner les joueurs" sans vouloir s'exprimer davantage sur la suite de la procédure en cours. Les clubs des deux joueurs ont également communiqué après avoir appris la nouvelle :
"Nous sommes soulagés et impatients de retrouver Oscar à La Rochelle dans les prochaines heures. Ce retour des joueurs en France marque une nouvelle étape importante sur le chemin de la vérité que nous partageons avec la FFR et la Section Paloise," explique La Rochelle.
Dans le même style, Pau communique : "La Section accueille avec joie et soulagement le retour sur le territoire français de son deuxième ligne Hugo Auradou. Il s’agit d’un pas de plus vers la reconnaissance de son innocence".

Puis les premiers éléments du déroulé de la soirée jusqu'au dépôt de plainte ressemblait à une arnaque sortie de l'imagination de la plaignante et de son entourage après une soirée d'alcool et se.xe extrême avec a priori des pratiques SM ou en tout cas des jeux de domination appuyés. Ça me faisait penser à ces soirées "no limit" où on prend son pied sur le moment puis qu'on a du mal à assumer avec la gueule de bois. On peut alors être pris par un sentiment de honte personnel. Puis viennent les questions de l'entourage sur certaines stigmates visibles. Alors soit les réponses deviennent difficiles (et on déforme un peu le récit parce qu'on ne veut pas l'assumer), soit l'entourage accueille le récit et le moralise en questionnant la femme de manière assez directive ("mais tu n'aurais pas dû accepter de les suivre dans leur chambre. Ils ont abusé de toi et de ton ivresse. Ils t'ont souillée !"). Telles étaient mes premières impressions. Puis nous avons eu les déclarations de la plaignante qui ont fait froid dans le dos. J'étais retourné et tellement triste pour cette femme. Je souhaitais une condamnation exemplaire. Et enfin, les témoignages de l'amie de la plaignante et leurs échanges de SMS confortés par les témoignages du taxi ou d'Arletaz. Aujourd'hui, le retour des joueurs en France confirme l'arnaque. Car, dans ce genre d'affaires, les juges argentins sont très répressifs et ne prennent pas de telles mesures sans raison. Le dossier est vide. Cependant, pour qu'il n'y ait aucun doute et par respect pour les femmes, je souhaiterai que la procédure aille jusqu'au procès car le sujet est trop grave et un non lieu après le retour en France des mis en cause ne dissiperait pas totalement le doute.
Par tous les éléments factuels de l’enquête dont aucun ne va dans les sens des horreurs décrites par la plaignante
Alors J’ai regardé cette tentative de suicide de la semaine dernière au travers du prisme de cette intime conviction
Parti pris que ceux qui n’ont pas la même intime conviction pourront contester parce que pour ma part je n’accorde plus aucun crédit à cette personne tellement elle a menti et qui joue avec le futur des autres avec une légèreté coupable
Et sous cet angle cette TS qui tombait à pic me parait plus que suspecte
Tout d’abord parce qu’elle intervenait à un moment crucial dans sa démarche judiciaire à la veille du choix entre un abandon des poursuites ou un procès
Ayant pu se soustraire une première fois aux expertises psychiatriques, là elle était au pied du mur et ne pouvais plus reculer
Et les voilà à nouveau reportées
Parce que je trouve très particulier une TS dans une voiture avec ..son père…qui a permis que cette démarche n’ait pas de résultat tragique.
Ensuite parce que quelques heures avant elle avait écrit une lettre pour annoncer son suicide qui s’est retrouvée à la connaissance d’une radio qui l’a dévoilé. ..avant l’acte
"Parce que je croyais en la justice, on m’a encouragé à dénoncer mais aujourd’hui je subis une pression psychologique que je n’aurais jamais imaginée, cela m’a enlevé la volonté de vivre"
Si l’acte présumé avait été fait en solitaire et pas médiatisé avant son existence, j’aurais pu imaginer la souffrance d’une personne faible ayant menti et s’étant laissé entrainer dans une histoire qui la dépassait et n’ayant plus aucun espoir d’arrêter la tempête qu’elle a provoquée
Parce qu’on n’impose pas à ce point sa souffrance solitaire aux autres : et surtout pas à ceux qu’on aime
Sinon ce n’est plus de la souffrance mais de la manipulation
Et j’ai bien peur qu’on y soit en plein avec quelqu’un (et les siens ?) qui ne veut pas se regarder en face et qui ne veut pas avouer ses mensonges à la face d’un monde qu’elle a elle-même convoqué ; sans même parler de son environnement qui semble être aussi à la manœuvre et même le déclencheur de ce qui ressemble de plus en plus à une calomnie orchestrée sciemment à toutes les étapes
Nous verrons comment la scène sera décrite par son père ancien avocat et j’ai bien peur d’une histoire digne du « Vive le mélodrame où Margot a pleuré » cher à Alfred de Musset avec son père parti à la recherche de sa fille pour éviter le drame…
Je suis fatigué ces temps-ci par ce sentiment que j’ai de manque de responsabilité et de dignité humaine dans les affaires qui touchent le rugby français
Avec ces contre-feux, obscènes à mes yeux, allumés des deux côtés de l’Atlantique
Non désolé j’achète aussi peu que le cercle des poètes décadents de Jaminet contrairement aux doutes électoraux de Codor
Et aussi étrange que cela puisse vous paraitre que j’aimerai avoir tort avec cette femme et qu’on soit vraiment dans un appel au secours au bout de son impasse et pas dans la plus basse des manipulations
Juste encore pour un peu de dignité humaine retrouvée
Alors entre rien qui cadre dans les propos de la plaignante et cette ultime tentative pour se soustraire à un étau qui se resserrait sans oublier les tentatives qui ont suivi de l ’avocate de la plaignante pour retarder l’échéance : demande pour récuser les procureurs (pour manque d’objectivité) puis demande de tests psychologiques approfondis pour les 2 joueurs, toutes deux rejetées.
La justice ne pouvait pas faire durer plus longtemps le calvaire argentin des deux accusés et ce retour en France est une étape logique
Et la juge ne pouvait que souscrire à la demande des procureurs sous peine à son tour d’être indécente avec un doute plus que raisonnable en leur faveur
Car les derniers éléments de l’enquête dévoilés hier sont encore accablants pour la soi-disant victime
Cette jeune femme qui a pris le même taxi qu’eux depuis la boite jusqu’à l’hôtel et dont le témoignage rapporté par l’Equipe est révélateur du climat : affirmant qu'elle n'a à aucun moment vu la plaignante faire quelque chose de forcé dans la voiture, que le couple s'embrassait, riait et qu'il était « clair qu'ils allaient à l'hôtel avec l'intention d'avoir des relations »
Les audios des conversations entre la plaignante et son amie confidente qui font dire à une procureure :
« Les dernières preuves versées, en particulier les messages et les audios fournis par le témoin Cindy ne font que souligner les incohérences et les contradictions relevées dans le récit de la plaignante »
Et les procureurs résumeront la situation d’une façon catégorique et qui clos le débat à mes yeux :
« Si même la plaignante, au moment des faits - qu'elle raconte comme une expérience au cours de laquelle elle s'est amusée, a pris du plaisir et s'est sentie physiquement attirée par eux- ne perçoit pas ce qui s'est passé comme un abus sxuel, comment pourrait-on exiger des prévenus qu'ils sachent que la plaignante n'a pas consenti à un rapport sxuel avec eux ? »
Imparable ?
Mais quoiqu’il arrive l’enquête va continuer au moins jusqu’à ce que la plaignante soit apte, ou veuille bien au choix, honorer les demandes de la justice
Les mouches ont-elles changé d’âne ? il semblerait qu’on y va tout droit
Et tant mieux si c’est le cas : et pour nos joueurs qui ne méritaient pas d’être emportés dans ce tourbillon et pour la cause féminine dont l’importance ne souffre pas ce genre de parodie en jetant du discrédit sur la parole des femmes
Et si on avait juste affaire à une femme faible, le gaz visiblement pas à tous les étages comme auraient dit nos amis québécois, et téléguidée bassement par un environnement affectif inqualifiable et irresponsable ?
Vivement les expertises psychologiques de la plaignante qui risquent fort de sonner le glas de cette procédure judiciaire…au moins pour les joueurs français
Mais ça c’est peut-être pour plus tard