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VIDEO. Rugby Europe Championship : la Géorgie prouve une nouvelle fois qu'elle n'a rien à faire dans cette compétition

Pour la première journée du Rugby Europe Championships (6 nations b) la Géorgie se déplaçait avec une équipe largement remaniée chez le vaillant promu belge.

Gui Kas 15/02/2017 à 12h30
Vous avez préféré regarder Italie / Irlande ? Bien vous en a pris, je me suis sacrifié pour vous résumer Belgique / Géorgie
Vous avez préféré regarder Italie / Irlande ? Bien vous en a pris, je me suis sacrifié pour vous résumer Belgique / Géorgie

Le contexte

La Géorgie, quintuple tenante du titre est invaincue depuis 2012 dans cette compétition, entame une énième campagne européenne à ce niveau. Mais cette fois, grâce à sa performance lors de la Coupe du monde en Angleterre (3e de poule), elle est pour la première fois automatiquement qualifiée pour le prochain Mondial au Japon (2019). Le championnat d’Europe des Nations servant aussi de phase qualificative (pour les barrages cette fois), les matchs contre la Géorgie ne compteront pas dans le classement final.

Les équipes

La Belgique aligne son équipe du moment, composée de joueurs jouant dans les différents échelons inférieurs français (allant jusqu’à la Fed 2), certaines équipes espoirs et le championnat local. Nous noterons la présence de l’impact player par excellence, Christophe Debaty, dont on reparlera plus tard. 

Du côté caucasien, c’est un groupe fortement remanié qui se présente pour les deux premiers matchs du tournoi. En effet, pas de grandes stars du Top 14. Place à de nouveaux joueurs en vue de la Coupe du monde 2019. Sur les 13 avants sélectionnés, 10 connaissent moins de 7 sélections dont un banc d’avant à 0 sélection (sauf Otar Giorgadze, Toulon, 2 sélections). Derrière, c’est plus compliqué. Le réservoir géorgien étant faible, c’est (quasiment) la ligne de 3/4 - si on peut appeler ça comme ça - habituelle qui est alignée. On regrettera l’absence de Vasil Lobzhanidze qui joue peu à Brive (2 matchs) et qui aurait pu profiter de ce tournoi pour retrouver du rythme. Surprise au centre, un petit nouveau, Giorgi Koshadze (20 ans ; 2 caps), évoluant dans le championnat local sera à suivre.

Le match : la purge

Des conditions difficiles, un terrain très précaire, et une équipe de Géorgie remaniée : tout est réuni pour un match de m****. C’est donc sous ces conditions dantesques (flocons et forts vents), dans un stade de campagne en plein milieu de Bruxelles que se joue la rencontre. Les deux équipes rentrent sur le terrain. Place aux hymnes, après avoir patienté pendant cinq minutes que la musique de Pirates des Caraïbes soit finie. Le match peut commencer.

Le suspense est alors à son comble: qui de pénalité ou collectif, les deux meilleurs marqueurs Lelos, frappera en premier en cette nouvelle année 2017 ? Après avoir vu échouer son compère pénalité à quelques centimètres de la ligne, collectif, suite à une touche, envoie les Géorgiens à dame au bout de 15 minutes de jeu.

La suite ? Touches, mêlée, coup de pieds, en avants, quelques cartouches, et un carton jaune habituel pour la Géorgie. On notera quelques belles envolées belges, notamment juste avant la mi-temps et au retour des vestiaires durant lesquelles le jeu large-large a mis à mal la défense Géorgienne. C’est un véritable point faible de cette équipe, qui devrait quand même se poser des questions après s’être fait déborder 2-3 fois par une vaillante mais bien inférieure équipe de "frites". C’est donc sur sa conquête, peu maitrisée aujourd’hui, que les Caucasiens font la différence et décrochent le point de bonus offensif sur la dernière action du match. Score final : 6-31 !

Les Tops/Flops

Les Tops

Giorgi Koshadze : Le jeune centre géorgien a été très en vue. Il plaque, communique, et propose des courses tranchantes. C’est d’ailleurs sur une de ses courses qu’il vient inscrire son premier essai en équipe nationale. Face au vent, il a un peu baissé de rythme en seconde période.

La vaillance belge : Les Belges ont été impressionnants de volonté. Ils se sont accrochés, ont envoyé du jeu quand ils le pouvaient et ne se sont pas défilés quand les impacts devenaient de plus en plus fort.

Les flops :

Begadze : Le demi de mêlée géorgien n’était pas inspiré. Des plaquages ratés, des excès de gourmandise, des passes mal assurées. Il n’a pas su mettre son équipe dans les bons rails. L’absence de Lobzhanidze s’est faite ressentir. Peut-être aurait-il mieux guidé les jeunes. Malgrès son jeune âge, il joue avec eux dans les sélections inférieures depuis plusieurs années.

Les petits nouveaux : Ils avaient la chance de se montrer et pour la plupart, on n'a pas vu de performance ressortir du lot. Les avants géorgiens n’ont pas sur-dominés physiquement leurs adversaires sur les impacts. On attendait Beka Gogadze comme le futur Gorgodze, ayant tout détruit sur son passage lors du dernier mondial U20, il a été peu incisif. Il leur reste une chance la semaine prochaine face à l’Allemagne, après, les papas reviendront et quelques wagons pour la Coupe du monde seront partis.

Le moment loufoque :

Le pilier gauche Belge, Christophe Debaty, frère de Vincent, abandonnant ses coéquipiers sur la dernière mêlée car il n’en pouvait plus. Pour sa défense, il a dû effectuer le match en entier, l’autre pilier s’étant blessé dès la 3e minute. Le pauvre a mangé la neige toute l’après midi.

Le Tweet qui soulève la question :

Le coup de gueule : Qu’est-ce que la Géorgie fait elle encore dans cette compétition ?

La Géorgie n’a plus rien à faire dans ce niveau européen. Les Lelos sont invaincus depuis 2012 et tenant du titre depuis 2006. Aujourd’hui, l’intérêt majeur de cette compétition est de se qualifier pour la Coupe du monde 2019. Or, ils le sont déjà. De ce fait, les résultats des autres équipes contre la Géorgie ne seront pas comptabilisés : quid de leur motivation à jouer les matchs à 100% ?

La plupart des joueurs belges sont des amateurs (et pour les autres équipes, très peu évoluent au plus haut niveau), quand les Géorgiens sont tous professionnels ou en passe de le devenir. Pendant que les autres équipes travaillent leurs automatismes face à des nations d’au moins leur niveau, les Lelos, eux, se retrouvent à devoir faire tourner leur effectif et gagnent aisément leurs matchs au risque de tomber dans la facilité et de perdre en intensité. Le fait de jouer contre des équipes plus faibles nuit à la progression du rugby géorgien. Il est aujourd’hui entrain de stagner dû à son manque d’adversité.

Le Fédération Géorgienne doit se pencher sur un nouveau modèle de compétition à organiser et rendre attractif sportivement ainsi qu’économiquement. Il faut arrêter de compter sur World Rugby ou un potentiel (utopique) accès aux RBS 6 nations. Pourquoi pas une compétition commune internationale avec les meilleures nations du Tier 2 ?

Crédit vidéo : Georgian Rugby

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Joan Perissa
Joan Perissa
Bon article Juste Lobzhanidze n'était pas le seul trois quart absent. Le centre Kacharava, qui a joué le Challenge Européen avec le club russe de Enisei et surtout l'Agenais Tamaz Mchedlidze (centre ou ailier) trois quart géorgien le plus en vue ces derniers temps. Ceux qui disent que la Géorgie n'a ni largent ni les structures devraient savoir que le rugby géorgien est financé par un milliardaire, Bidzina Ivanishvili qui a financé des dizaines de stades et un centre d'entraînement dignes des structures néo zélandaises d'après le coach national. La Géorgie progresse d'année en année en axant ses forces sur la formation de jeunes. Cela s'est traduit par une qualification pour la CdM U20 aux côtés des 11 meilleures nations. En 2016 la Géorgie accroché le Pays de Galles défaite 10 a 9) et la France (défaite 27-24) et a battu l'Italie.
ced
ced
économie ... Georgie ... elle est peut être là la différence, l'Italie est un pays "riche", la Georgie a quelques wagons de retard de ce côté là alors sa Fédé ...
nroyer1982
nroyer1982
Sous entendu l'Italie n'a pas sa place en fait... Fait indéniable: la Géorgie doit être dans un autre tournoi. Pourquoi pas avec Tonga, Samoa, Fidji, Japon, etc. Peu importe l'éloignement c'est le cas pour le Four nations. Maintenant je suis sans doute réac mais le tournoi n'a pour moi rien à voir avec la méritocratie. Ce qui me fait plaisir c'est le côté traditionnel d'une institution qui a plus d'un siècle. C'est une ligue fermée et elle doit le rester. D'ailleurs je ne vois pas pourquoi on ferait pression sur les décisionnaires. Cela ne regarde que les parties déjà présentes. Quand on fait un repas de famille, le voisin a beau être sympa il n'est pas invité. Peu importe le niveau de l'Italie et le fait qu'elle ne progresse pas, c'est une équipe cool, capable d'exploits ponctuels, qui fait le nombre en permettant d'avoir un match en plus. La remplacer c'est dire à un enfant adopté "tu fais partie de la famille maintenant" et le virer quand on s'en lasse. Faire un système de montée/descente c'est complètement dénaturer le tournoi. Déjà que le bonus... Pourquoi pas un Euro non plus, puisqu'on suit les pas du football. Avec un bon Géorgie Espagne! Je pense que ça fait rêver. Enfin voilà, je pense que c'est un sport qui doit rester assez conservateur pour rester attractif.
BramaÏre
BramaÏre
En intégrant l'Italie en 2000, l'idée d'aider les Transalpins partait d'un bon sentiment tout en créant de fait ,une "recette supplémentaire".... de là à penser que seul le trésorier de chaque fédération est intéressé ......
l\\\'ovale lie
l\\\'ovale lie
Le souci c'est surtout que les instances ont peur de revenir en arrière, dans les années 2000 le rugby italien semblait prometteur avec beaucoup d'expatriés en france qui donnaient un espoir, 15 ans plus tard les clubs italiens n'apportent rien sinon 5 pts en phase de poule et la sélection baisse de niveau à chaque départ des historiques. Les géorgiens ont la même chose que les italiens à l'époque, mais ils payent peut être l'échec de ces derniers.
AKA
AKA
On peu dire que les Lebos ont "le cul entre 2 sièges". Je ne crois pas qu 'ils feraient mieux que l' Italie, mais c' est vrai que ces derniers végètent au fond du classement depuis longtemps! De plus je ne pense pas que beaucoup de Fédérations du Tournoi majeur aimeraient aller ferrailler en Géorgie...
vevere
vevere
c'était mieux avant ^^
epa
epa
C'est ridicule de vouloir éliminer l'Italie du tournoi. C'est même complètement crétin et je reste poli. Si on part du principe qu'une équipe arrive souvent dernière doit être éliminé. On commence par éliminer l'Italie puis l'Ecosse puis dans le désordre les gallois les irlandais les français et les anglais ... Youpi plus de tournoi. Si on fait rentrer un autre pays il va finir dernier aussi car pas au niveau sur le premier tournoi l'Italie va descendre de niveau car elle à raté le tournoi et elle va revenir plus faible ce qui va faire descendre le niveau général du tournoi......
EliepoinT
EliepoinT
Me font marrer les "L'Italie n'a plus sa place dans le tournoi A" ou "Je ne sais pas si la Géorgie aurait sa place dans le 6 nations, ce qui est sur c'est que l'Italie ne l'a plus selon moi.". Il y a 6 équipe donc il est assez facile de se retrouver 6ème, pour rappel les derniers de chaque tournois: 2000 Italie 2001 Italie 2002 Italie 2003 Galles 2004 Ecosse 2005 Italie 2006 Italie 2007 Ecosse 2008 Italie 2009 Italie 2010 Italie 2011 Italie 2012 Ecosse 2013 France 2014 Italie 2015 Ecosse 2016 Italie Pour moi le seul moyen pour avoir une certaine equité sportive et pour que le rugby ne soit pas considéré comme un sport fermé faire un système de monté descente entre le 6 Nation et le 6 Nation B. Pas forcement une bonne règle pour les financiers de World Rugby mais tellement plus juste d'un point de vue sportif, imagine comment ça boosterai toutes les nations du tournois B à progresser et celle du tournois A à batailler pour pas descendre! Les lelos sont invaincus depuis 2012, si on avait appliqué ce système Italie, Ecosse et la France serait allé voir ce qui se passe en Espagne et en Belgique!
jose5
jose5
"Otar Giorgadze, Toulon, 2 sélections" ??? Giorgadze est espoir à Clermont, il n'a jamais joué à Toulon. Il a même fait des matches de top 14 avec l'ASM, marquant un essai décisif face à Grenoble.
mlna
mlna
Otar Giorgadze c'est Clermont\* ;)
Chams
Chams
Dans la même hype que la Georgie, faut aussi parler du Canada, des USA, et du japon, qui ont les capacités économiques et sportives de progresser rapidement. Surtout les deux derniers. Combien de temps, si on intégre les USA aux 6 nations, mettront-ils à devenir vraiment bons?
Les Courses En Travers
Les Courses En Travers
Il va de toute façon falloir penser à une nouvelle organisation. L'Italie n'a plus sa place dans le tournoi A, eux n'ont pas leur place dans le tournoi B, mais les premiers ont il leur place dans le tournoi B et les Géorgiens leur place dans le tournoi A ? Il faudrait bien sûr commencer par un match de barrage entre les deux équipes pour que le meilleur joue dans le tournoi A. Je ne vois pas pourquoi l'Italie peut conserver cette faculté sans l'offrir aux Géorgiens qui ne progressent plus dans le B et doivent profondément se sentir exclus. Mais l'Italie ne survolerait elle pas non plus ce tournoi ? Après la première année, il faudrait voir comment cela se passe. A défaut, il faudrait penser à une nouvelle organisation. Un tournoi A à 7 ? Un tournoi intermédiaire avec des équipes extérieures se qualifiant régulièrement pour la coupe du monde ? Ou bien rester sur un match de barrage. Je ne sais, pour le moment pas, mais faudra choisir, la situation actuelle ne permet pas une équité nécessaire.
maxou67
maxou67
Perso c'est ridicule cette hype autour de la Géorgie au détriment du rugby transalpin. Je veux bien qu'on soutienne son entrée (j'y suis d'ailleurs plutôt favorable) dans le VI NATION mais pas à la place de l'Italie. C'est du n'importe quoi. Il y a encore quelques années on parlait des progrès dantesques réalisés par l'Italie et on se félicitait de leur avoir laissé une chance de rester dans la compét, et maintenant on tire dessus à boulets rouges car ils sont dans une mauvaise dynamique. Je vous rappelle que l'année dernière, on est pas passé loin de la défaite à domicile face à la même équipe hein. Bref c'est évident qu'il faut que la fédé italienne reprenne les choses en mains et bouleverse certains choses mais de la à l'évincer du VI Nations c'est ridicule. Qu'a de plus la Géorgie? c'est l'effet de la nouveauté? Pour sur la Géorgie se prendrait des roustes au moins aussi conséquentes donc là n'est pas le problème. Le souci du rugby est qu'on a un sport fermé qui a du mal à s'internationaliser. Au final le rugby mondial se joue seulement entre 8 nations qui ont la main mise, dont une largement au-dessus. Donc soit on garde le système plus ou moins tel quel avec uniquement les nations historiques et on l'assume, soit on essaie d'internationaliser le rugby, mais pour de vrai en créant des compét cohérentes et en donnant le moyen aux petites nations de progresser. Dans tout les cas il faudra réformer ce calendrier démentiel.
Vae Victis Brennos
Vae Victis Brennos
Oui, ils devraient s'incruster dans la Pacific Nations Cup. Qui perdurait son nom, mais c'est pas grave. Il pourrai ainsi jouer pour de vrai et mettre une Géorgie A dans le tournoi des Six Nations B. Après, le pb des Géorgiens, ce qui fait que c'est une équipe en dessous, c'est que le 8 de devant est très bon, mais derrière, c'est faible. il y'a l'ailier de Agen, qui est pas mal, mais il reste quand mm en proD2 quoi...
Les courses en houle
Les courses en houle
Pourquoi le dernier du 6 Nations A ne jouerait pas un match de barrage l'été suivante contre le premier du 6 Nations B ? Ainsi une porte s'ouvre à un potentiel promu dans le 6 Nations A chaque année, gage d'une visibilité accrue et belle carotte pour les équipes du B. Gage aussi d'une compétition accrue dans le A pour éviter la dernière place.
Godwin21
Godwin21
Je ne sais pas si la Géorgie aurait sa place dans le 6 nations, ce qui est sur c'est que l'Italie ne l'a plus selon moi. Leur génération dorée n'est bientôt qu'un souvenir et leurs jeunes joueurs ont du mal à éclore, les 2 provinces intégrées à la ligue celte sont les 2 dernières et il paraît que financièrement ce n'est pas la joie ... Je me pose cependant la question d'une structure géorgienne professionnelle, assimilable à une province, qui pourrait être engagé dans la petite coupe d'europe ? Les russes le font, les roumains aussi, il y a eu des espagnols y'a pas très longtemps il me semble, pourquoi pas les géorgiens ? Qui sont supérieurs à toutes les nations précédente.
Marc Lièvre Entremont
Marc Lièvre Entremont
7 nations ?
Armchair Fan
Armchair Fan
Non seulement la motivation de la Géorgie est en déclin, mais les autres équipes n'ont aucun intérêt à appeler leurs meilleurs joueurs contre les Lelos, l'objectif étant la Coupe du Monde. Et même l'Espagne a décidé de mettre aux enchères ce match, ce qui fera que l'Espagne-Géorgie soit joué en plein milieu de la campagne, à Medina del Campo (20.000 habitants)...
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