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6 Nations. La France peut-elle laisser échapper le Tournoi ? Voici tous les scénarios

Après le succès du XV de France en Irlande, les hommes de Fabien Galthié ont leur destin en main. Mais que se passe-t-il en cas de faux pas ?

Jules Pineau 10/03/2025 à 11h35
Oscar Jegou fait partie des grands artisans de la victoire en Irlande. crédit photo : screenshot France TV
Oscar Jegou fait partie des grands artisans de la victoire en Irlande. crédit photo : screenshot France TV

Avec sa victoire majuscule à Dublin (42-27), le XV de France a frappé un grand coup et repris la tête du Tournoi des Six Nations avant la dernière journée. Mais attention, rien n’est encore gagné. Trois équipes peuvent encore rêver du titre, et tout se jouera ce samedi lors d’un « Super Saturday » sous haute tension.

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Scénario idéal : victoire bonifiée contre l’Écosse

La meilleure façon d’éviter les grands calculs ? S’imposer avec le bonus offensif face à l’Écosse au Stade de France. Dans ce cas, les Bleus seraient champions, peu importe les résultats de l’Irlande et de l’Angleterre. Un succès avec quatre essais ou plus permettrait d’atteindre 21 points, irratrapables pour les autres prétendants.

Mais gare au piège écossais. Le XV du Chardon a toujours posé des problèmes aux Français, et ce dernier match n’aura rien d’une formalité.

Un succès sans bonus 

Si la France bat l’Écosse sans prendre le bonus offensif, elle terminera avec 20 points. L’Angleterre pourrait alors revenir à égalité, à condition de dominer largement le pays de Galles avec le bonus offensif.

Mais dans ce cas, la différence de points tranchera, et les Bleus ont une avance énorme : +106, contre +20 pour l’Angleterre. Autant dire qu’il faudrait un exploit monstrueux des Anglais pour coiffer la France sur le poteau.

Et si la France perd ? Un scénario compliqué 

Si les Bleus chutent contre l’Écosse, tout dépendra des résultats de l’Irlande et de l’Angleterre.

  • Avec une défaite et un bonus offensif ou défensif (17 points), les Bleus auraient encore une chance, mais il faudrait que :
    • L’Irlande ne prenne pas plus de 3 points contre l’Italie
    • L’Angleterre ne prenne pas plus de 2 points contre le pays de Galles
  • Avec une défaite sans bonus (16 points), les Bleus seraient en grand danger et dépendraient d’un miracle :
    • Que l’Angleterre et l’Irlande ne prennent pas plus d’un point chacune
    • Ou qu’un scénario rocambolesque les mette à égalité avec l’Irlande, l’Angleterre et l’Écosse, et que la différence de points sauve les Français

Un "Super Saturday" sous haute tension

Tout commencera à 15h15, avec l’Irlande qui devra absolument battre l’Italie avec le bonus pour rester dans la course. Puis l’Angleterre jouera à 17h45 au pays de Galles, avec l’obligation de faire un carton pour espérer un miracle.

Mais le grand dénouement aura lieu à 21h00 au Stade de France. Les Bleus ont leur destin entre les mains, et une simple victoire pourrait suffire pour remporter leur premier Tournoi depuis 2022.

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julienL
julienL
Je crois que dans la tête des joueurs du XV de France il n'y a aucun doute sur le fait qu'ils doivent gagner face à l'Écosse car il est fort probable que l'Irlande et l'Angleterre remportent leurs matchs.
pascalbulroland
pascalbulroland
Pour faire mon rabat-joie , si on gagne le tournoi , on regrettera d'autant plus la défaite en Angleterre...ou du moins tous les ballons tombés.
breiz93
breiz93
Impossible de ne pas gagner le tournoi..., mais Impossible n'est pas français...!
Amis à Laporte
Amis à Laporte
Victoire impérative sinon adieu le titre ! Il n'y a pas à tortiller du prose !
lebonbernieCGunther
lebonbernieCGunther
Pour une fois, c'est en notre faveur, mais je trouve particulièrement inéquitable de ne pas faire jouer les 3 matchs en même temps. En effet, nos bleus, quand ils entreront sur la pelouse du SDF sauront exactement de combien de points terrain ils ont besoin, et même du goal-average si nécessaire. Bon, on dit rien, et on prend!
potemkine09
potemkine09
Chose aussi amusante, avec les deux points de bonus récoltés hier le Pays de Galles pourrait éviter la cuillère de bois de la dernière place s'il récupère encore deux points de bonus au prochain match et l'Italie aucun, et ce sans avoir gagner un seul match.
pascalbulroland
pascalbulroland
Bien sûr qu'on peut perdre le tournoi, on est Français 😃 Mais je pense que nous avons évoluer dans l'approche des matchs décisifs où il n'y a aucun calculs à faire pour la victoire. Ces Ecossais nous avaient battu en 2021 alors que nous cherchions une victoire dans le tournoi impossible sans un bonus plus un goal average important. Ce ne sera pas le cas samedi , je signerai même pour une victoire d'un point. Cette fois, même en cas d'égalité, notre avantage de points marqués est largement supérieur à nos adversaires direct. Alors oui , en tant que Français, une victoire avec du panache et un gros score, on en rêve tous,et elle n'est pas impossible. Je pense que tous nos Bleus sont conscient du challenge à venir...et offrir la victoire à eux même mais aussi à leur capitaine blessé en Irlande doit suffire à leur motivation... Ne l'ont-ils pas démontré en Irlande..?
Yonolan
Yonolan
Hors-Sujet 61 Satanas et Diabolo étaient au volant….
Ah les Fous du volant
Les plus anciens d’entre nous ou les amateurs de cartoons doivent apprécier cette série des années 70 autre réussite des créateurs de Tom et Jerry
Un monde de véhicules colorés et de courses déjantées avec Satanas dans le rôle du méchant de l’histoire, qui passe son temps à essayer de saboter les véhicules des autres concurrents pour gagner la course.
Avec très souvent la même réussite que Coyotte dans ses plans anti Bip Bip dignes d’un échafaudage électoral municipal de Altrad …
Il est accompagné dans ses mauvais coups de son fidèle chien Diabolo
Et bien selon Patrick Wolf le rugby français a donné les clés du camion à Satanas et Diabolo
Entendre bien sur Bernie et Atcher
Patrick Wolf sait de quoi il parle
D’abord il est expert-comptable, diplômé d’une haute école de commerce et docteur en sciences économiques et j’en passe
Ensuite il a une carrière dans le monde du rugby plus qu’honorable ; vice-président de Clermont pendant 6 ans ; vice-président de la LNR pendant 17 ans dont il claqua la porte en 2016
Avec un courrier que je vous mets en intégralité pour que chacun juge 9 ans après des progrès (ou pas) qui ont été faits
« J’ai pris la décision de mettre un terme à mes fonctions au sein de la Ligue nationale de rugby. Humainement, géographiquement et historiquement le seul sport de combat collectif est une formidable aventure à laquelle j’ai eu le bonheur de prendre part. Privilégier cette aventure humaine, ce n’est pas refuser le professionnalisme si on s’en tient à sa définition : rechercher l’excellence en permanence. En privilégiant, dans une urgence qui n’existait pas, une course au développement économique à coups d’injection massive d’argent, nous nous sommes piégés.
La poursuite sur la durée, de cette stratégie a pour effet de négliger de plus en plus nos responsabilités vis-à-vis de notre environnement sportif notamment des jeunes, des acteurs du jeu et de l’équipe de France. L’effet de mode une fois passé, cette stratégie ne mène nulle part. D’ores et déjà, elle impacte notre image, en confinant notre communication à des promotions d’égos et à des buzz puérils au détriment de la seule chose qui compte : ce qui se passe sur le terrain. Elle affaiblit la notion même de compétition, en Europe comme en France, en tuant à petit feu les équipes moins pourvues financièrement et en alignant les résultats sportifs sur les budgets... Elle met en danger de mort la chaîne qui va des poussins à l’équipe de France.
Dans ce contexte :
\- Je ne supporte plus les lancinantes jérémiades des autos proclamées têtes de gondole de notre championnat, assorties de menaces régulières de toutes sortes au gré des humeurs ou des rencontres.

\- Je ne supporte plus de voir quotidiennement dans les médias la litanie des joueurs qui arriveront en 2016-2017 avant même que les championnats 2015-2016 n’aient débuté ou que les joueurs ne soient arrivés dans leurs clubs.

\- Je ne supporte plus de voir perdurer un empilement de compétitions fait d’impasses et de doublons dans un calendrier saucissonné dans lequel il est impossible de savoir si l’on va voir l’équipe 1, 2 ou parfois 3 sur le terrain.

\- Je ne supporte plus de voir une Coupe du monde magnifique gâchée pour nous, parce que les étrangers cantonnent sur le banc trop de Français et que le dire et penser qu’il faut que cela change est très mal vu.

\- Je ne supporte plus de ne pas profiter au printemps des chœurs du Munster ou du Leinster ou du Cardiff, parce que le système mis en place par les Anglais avec notre accord passif ne leur permet plus d’aligner des équipes compétitives. Plus d’argent chez les uns et autant d’argent chez les autres, on appelle aussi cela s’appauvrir.

Ce modèle factice ne me semble pas durable mais il est désormais clair qu’il s’est installé sur la durée, d’autant que je ne sens pas une réelle volonté politique de le remettre en cause. Lorsqu’il n’adhère plus à une politique, un ministre doit se retirer. Je souhaite que Guy Novès (le nouveau sélectionneur de l'équipe de France) ait le temps de réussir, que le rugby professionnel survive sur ses terres de culture et que Brive ou La Rochelle soient un jour champion de France et, bien sûr, avec un clin d’œil, que mon club de cœur puisse connaître de grands bonheurs.»
Bon vous l’aurez compris c’est un homme de conviction
De l’ancien temps diront certains (il continue à parler de gestion en bon père de famille oubliant que cette expression est bannie des textes officiels pour respecter l’égalité des sexes : ça ne coute pas cher en plus cette forme de cosmétologie même si le symbole n’est pas neutre)
Mais aussi un homme qui fut tourné vers les risques du professionnalisme quand il proposa très tôt que la LNR se dote d’un fonds de réserve pour les clubs car contrairement au foot il n’y a pas la notion de transfert qui sert au moins d’un petit amortisseur financier
Mais qui buta sur ce qu’il reprochera toujours au fond : le manque de solidarité des clubs , qu’il appela de tous ses vœux, qui au final les tirent tous vers le bas
« le rugby est une économie où le deuxième est un con, qu’importe l’argent qu’il a. Il y a donc eu cette course déraisonnée à l’échalote qui a fait disparaître un nombre incalculable de clubs historiques. Le rugby d’élite se concentre aujourd’hui dans les grandes villes, pour des raisons encore économiques »
Et là il nous a gratifié de son point de vue sur ce qui a amené la FFR à être dans une situation financière catastrophique la semaine dernière
Pour rappel nous savons ce que la coupe du monde pilotée par Satanas et Diabolo va finalement couter à la FFR
57 Millions d’euro de perte
Car vient de se rajouter 19 Millions d’euro de redressement de TVA
Et le cri d‘alarme de Grill brandissant le risque de dépôt de bilan tel un Lacroix en période de Covid
Et oui si la FFR était sommée de régler ce dû elle serait effectivement en cessation de paiement
Pour triste constat et mesurer l’ampleur des dégâts de la gestion de Bernie : elle aurait pu le faire avant sa venue…
Alors bien sur que cette situation émeut tous les acteurs sensés du rugby
Et que nous en dit la semaine dernière le toujours bien informé Patrick Wolf ?
« On n’a pas suffisamment tenu compte de la capacité des gens à la tête de la fédération à l’époque à gérer des choses en bon père de famille, comme on dit. On est dans un système - et ce n’est pas spécifique au rugby - où le buzz et les effets d’annonce l’emportent la plupart du temps sur la raison. »
« Ces gens avaient une ambition démesurée et ont tout fait pour les atteindre, sans se préoccuper des risques pris pour l’avenir du rugby français. Bernard Laporte voulait remporter le Mondial et les élections à World Rugby dans la foulée, Atcher l’aurait remplacé à la tête de la Fédé et se serait ensuite démerdé pour maquiller les comptes, je ne sais comment. Ce qui est sûr c’est que pour suivre leur plan, il fallait absolument remporter l’organisation du Mondial, peu importe comment, il n’y avait pas la moindre limite. »

Mais voilà Diabolo et Satanas ont échoué, comme d’habitude, et c’est le rugby français qui se retrouve au bord du fossé financier
Bien sur ils sont les principaux responsables et doivent être montrés du doigt comme tels et qu’on arrête de les penser serviteurs du rugby alors qu’ils ne servaient que leurs intérêts personnels et qu’on comprenne enfin qu’il existe des taches indélébiles
Mais nous devons constater aussi que les contre-pouvoirs ont été absents ( ou anesthésiés) et ça c’est particulièrement inquiétant
L’Etat en premier lieu qui a couvert les agissements de cette bande, Castex et Blanquer en tête y compris pour le CFA
Les colistiers de Bernie qui se sont comportés en chiens de meute et qui n’ont absolument pas fait de l’intérêt du rugby leur guide ni même fixé une limite à la soif de Bernie
Cette dictature de la majorité qui fut la règle sous les mandatures de Bernie au mépris des plus élémentaires possibilités de contrôle et d’analyse des actions avec un blackout total sur les informations stratégiques (engagements financiers à Pantin, signature avec CVC, points financiers de France 23 et du GIE hospitalités entre autres)
Je loue Grill qui, malgré sa large victoire aux élections, a quand même rétabli la proportionnalité au bureau fédéral de la FFR et au comité stratégique là ou Bernie régnait en despote et ou il aurait pu faire de même : une certaine idée puissante de ce que doit être la démocratie dans une même famille
Alexandre Martinez qui lui est au premier rang, couvrant en sa qualité de trésorier cette gabegie et cette folie des grandeurs au détriment de la dette pour le rugby amateur
Alors oui Grill demande aujourd’hui l’aide de l’Etat qui aura récupéré, dans cette CDM, plus de 800 Millions de Tva avec en face une dépense estimée de 100 Million d’euro pour la sécurité et auquel il convient de rajouter une cinquantaine de millions de subventions dans cet échec cuisant du CFA Campus 2023

La seule bonne nouvelle étant que les couts d’exploitation de la FFR s’améliorent et que le premier palier du retour à l’équilibre (celui avec encore la participation CVC) est réussi (avec des recettes supplémentaires quant même ) et qu’il reste deux ans pour continuer sur ce chemin
Nous verrons comment cet héritage de la coupe du monde viendra à se solder car c’est une vraie épée de Damoclès mais surement qu’une solution viable sera trouvée
Alors y a-t-il une morale à cette histoire ?
Je ne sais pas et je ne sais même plus si la morale est importante de nos jours
Mais je me dis, dans ce temps de deals , que le XV de France pourrait en cas de victoire samedi face à l’Ecosse desserrer l’étau financier de 7.8 Millions d‘euro
Un effet qui serait loin d‘être secondaire
Et qu’en décembre quant les Pieds Nickelés (surnom que les acteurs de la cour des comptes leur donne en privé) vont se retrouver à cirer le même banc il faudra vraiment être un puriste du droit pour ne pas avoir la tentation de les juger pour leur œuvre que j’espère pour le coup complète (même pas sur d’ailleurs )
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