Dans ce nouveau XV de France, des joueurs présents depuis quelque temps ont confirmé, mais d'autres, "inattendus" il y a encore se sont imposés comme indispensables dans le plan de jeu du staff. Antoine Dupont ne cesse d'impressionner, essayez de vous souvenir d'un match en demi-teinte du petit prodige ? Charles Ollivon, propulsé au rang de capitaine après des mois loin des terrains, à deux doigts de laisser tomber le ballon en avant, est désormais monsieur XV de France. Et il nous reste Grégory Alldritt, discret, presque timide et qui donne l'impression de ne pas être à sa place en dehors du terrain. Je dis bien en dehors du terrain, car une fois les crampons lacés, le joueur de 23 ans n'est plus le même.
On ne présente plus le parcours de celui qui a du sang écossais dans ses veines. Grégory n'était pas forcément prédestiné à concurrencer les meilleurs à son poste. Et c'est là où toute la formation française est belle. Son ancien entraîneur en benjamin à Auch est également l'actuel à La Rochelle. Grégory Patat voyait les prédispositions du joueur à son âge, mais rien qui pouvait faire croire à une ascension fulgurante, comme décrit dans le Midol : "En moins de 13 ans, il était déjà dominant rugbystiquement, physiquement mais aussi en termes de leadership". Plus tard, en Crabos, même combat mais cette fois-ci selon Marc Bédèrede : "Quand il arrive en Crabos, je ne peux pas savoir s'il sera international. Ça serait mentir de dire que l'on voyait tout son potentiel".