Et si les meilleurs centres de la planète évoluaient dans notre Top 14 ? La question a le mérite d'être soulevée tant le panel de joueurs performants au poste est important. L'arrivée des ''stars sudistes'' comme Laumape, Saili, Kuridrani ou plus anciennement Ahki ont fait prendre une ampleur supplémentaire au championnat. Mais ce serait oublier, certains joueurs ô combien talentueux, qui n'ont pas foulé les pelouses de l'Hexagone.
Des profils identiques
En y regardant de plus près, on remarque que bon nombre de clubs s'appuient sur des profils assez similaires au poste de premier centre, mais qui dans leur registre font partie des meilleurs dans le microcosme rugbystique. Comprenez souvent des joueurs assez puissants, perforateurs axés principalement sur le défi physique. On n'omet en revanche pas leur capacité à faire jouer derrière eux. C'est le cas par exemple de Ngani Laumape au Stade Français qui s'est toujours distingué par des capacités physiques au-dessus de la moyenne. En revanche, lors de sa partie face au Racing, s'il est à créditer de plusieurs charges permettant de mettre son équipe dans l'avancée, le manque d'automatismes avec ses partenaires s'est aussitôt fait ressentir. À Biarritz par exemple, on utilise dans ce registre Francis Saili. Et on peut en retrouver énormément en Top 14. Pita Ahki, qui est à la base un second centre, s'est parfaitement adapté en 12 à Toulouse. On vous l'accorde, il est sûrement axé sur la puissance que ceux cités plus haut. Mais aucun club ne déroge à la règle. Pêle-mêle, on retrouve Botia à La Rochelle, Seuteni à l'UBB, Naqalevu à Clermont, Vatubua à Pau.